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Fiche Google Business Profile d'un restaurant : le guide complet
Quand quelqu'un tape « pizzeria » ou « restaurant ouvert maintenant » depuis son téléphone, la première chose qu'il voit n'est souvent pas votre site : c'est votre fiche Google, dans la carte et dans les résultats. Horaires, photos, menu, itinéraire, bouton d'appel : beaucoup de clients décident là, sans aller plus loin. Cette fiche (Google Business Profile, l'ancien « Google My Business ») est gratuite, et elle est pourtant souvent laissée à moitié remplie. Voici comment la reprendre en main, de la revendication à l'entretien courant.
Créer ou revendiquer la fiche de votre restaurant
Première vérification : votre restaurant a peut-être déjà une fiche, créée automatiquement ou par un client. Cherchez votre nom sur Google Maps. Si la fiche existe, Google permet d'en demander la propriété ; si elle n'existe pas, vous la créez depuis Google Business Profile. Dans les deux cas, Google demande ensuite de valider l'établissement, et la validation par vidéo fait partie des méthodes proposées. Tant que la fiche n'est pas validée, vous ne maîtrisez pas vraiment ce qui s'affiche.
- Utilisez une adresse e-mail de l'entreprise, pas celle d'un ancien associé ou d'un prestataire
- Si un prestataire gère la fiche, il doit être ajouté comme gestionnaire, et vous rester propriétaire
- Une seule fiche par établissement : si un doublon traîne, signalez-le plutôt que d'en créer un troisième
Le nom et la catégorie : les deux réglages qui comptent le plus
Les règles de Google sont claires sur le nom : il doit correspondre au nom réel de l'établissement, celui de l'enseigne et des supports. Ajouter « meilleur burger de Lyon » ou vos horaires dans le nom est interdit et peut mener à la suspension de la fiche. Ce n'est pas l'endroit pour placer des mots-clés.
La catégorie principale, elle, dit à Google ce que vous êtes. Choisissez la plus précise qui décrit votre cœur d'activité (« pizzeria » plutôt que « restaurant », si c'est votre cas), puis ajoutez seulement quelques catégories secondaires réellement justifiées. Google recommande d'en mettre le moins possible : une catégorie doit compléter la phrase « cet établissement est un… », pas « cet établissement a un… ». La catégorie conditionne aussi les champs disponibles sur la fiche, comme le menu ou certains attributs.
Horaires, horaires spéciaux, jours fériés : la confiance se joue là
Un client qui se déplace et trouve porte close ne revient pas, et il laisse parfois un avis au passage. Renseignez vos horaires réguliers, puis utilisez les horaires exceptionnels pour les jours fériés, les fermetures pour congés ou les soirées spéciales. Google permet aussi d'indiquer des horaires distincts pour la vente à emporter, la livraison ou le retrait : si votre cuisine ferme plus tôt que la salle, dites-le.
- Mettez à jour les horaires dès qu'ils changent, pas « quand on aura le temps »
- Programmez les jours fériés à l'avance, en début de mois
- Fermeture temporaire (travaux, congés) : indiquez-la comme telle, ne supprimez pas la fiche
Attributs : ce qui fait choisir entre deux adresses
Les attributs sont ces petites mentions qui répondent aux questions pratiques : terrasse, vente à emporter, livraison, options végétariennes, accès en fauteuil roulant, moyens de paiement acceptés. Les attributs proposés dépendent de votre catégorie et évoluent avec le temps, donc repassez dessus régulièrement. Cochez tout ce qui est vrai, et seulement ce qui est vrai : un attribut faux se paie en déception sur place.
Le menu sur la fiche : détaillé, à jour, lisible
Pour les restaurants, Google propose plusieurs façons d'afficher la carte : un menu saisi directement dans la fiche (sections, plats, descriptions et prix), des photos du menu, et un lien vers un menu en ligne. Le menu saisi est le plus lisible sur mobile. Le lien doit mener vers une page qui se lit bien sur téléphone, pas vers un PDF prévu pour l'impression. Google demande que le menu reflète ce qui est réellement proposé : pas un extrait de « plats populaires » présenté comme la carte complète.
- Les mêmes noms de plats et les mêmes prix que sur votre carte et votre site
- Des descriptions courtes qui disent ce qu'il y a dans l'assiette
- Une mise à jour à chaque changement de prix ou de carte
- Le lien vers votre commande en ligne directe, si vous en avez une
Photos et vidéos : montrez la vraie expérience
Google invite à publier des photos et vidéos de l'intérieur, de l'extérieur et de l'expérience. Pensez à ce que le client veut vérifier avant de venir : la devanture (pour la reconnaître depuis la rue), la salle, le comptoir, et surtout les plats tels qu'ils sont servis. Des photos nettes, en lumière naturelle, valent mieux qu'une image de banque d'images qui ne ressemble pas à votre cuisine. Ajoutez-en régulièrement, notamment à chaque nouveauté sur la carte : les clients publient aussi les leurs, autant que les vôtres restent récentes.
Les posts : une vitrine qui bouge
La fiche permet de publier des posts pour présenter une offre, une actualité ou un événement : le nouveau plat du mois, le menu de la Saint-Valentin, l'ouverture du dimanche soir. C'est un geste de quelques minutes qui montre que l'établissement est vivant. Une photo, deux phrases, un bouton d'action (commander, appeler, en savoir plus) : la régularité compte plus que la longueur.
Cohérence des informations : le même restaurant partout
Nom, adresse, téléphone : ces informations doivent être strictement identiques sur votre fiche Google, votre site, vos réseaux sociaux, les annuaires et les plateformes de livraison. Un ancien numéro sur un annuaire ou une adresse écrite de deux façons différentes sème le doute, chez les clients comme chez les moteurs. Faites l'inventaire une fois de tous les endroits où votre restaurant apparaît, corrigez, puis tenez une liste pour la prochaine fois que quelque chose change.
Ce que la fiche ne fait pas toute seule
Google indique que le classement local repose sur la pertinence, la distance et la notoriété de l'établissement. Une fiche complète joue sur la pertinence ; vous ne choisissez pas la distance ; la notoriété se construit avec le temps, notamment par les avis (le sujet mérite à lui seul un article, que vous trouverez dans cette même rubrique), les mentions de votre restaurant sur le web et un site cohérent. Personne ne peut garantir une place dans le trio de tête de Google Maps : méfiez-vous de ceux qui le promettent.
- Répondez aux avis, bons et mauvais, avec calme et précision
- Consultez les statistiques de la fiche (recherches, consultations du menu) pour voir ce qui intéresse vos clients
- Bloquez dix minutes par semaine pour l'entretien : horaires, photos, post, menu
Une fiche qui travaille pour vous
Une fiche Google bien tenue ne demande pas de budget, seulement de la rigueur et de la régularité. Si vous préférez qu'on s'en occupe, ou simplement savoir ce qui cloche sur la vôtre, décrivez-nous votre établissement : on regarde votre fiche, vos informations en ligne et vos concurrents proches, et on vous dit quoi corriger en premier. L'étude est sans engagement.