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Ouvrir un fast-food : la checklist digitale, semaine par semaine
Entre les travaux, les fournisseurs, les recrutements et la carte, le digital d'une ouverture passe presque toujours en dernier — et se paie cash : un restaurant qui ouvre sans fiche Google, sans site et sans supports cohérents démarre invisible. Voici le rétroplanning que nous appliquons sur les ouvertures que nous accompagnons, adapté pour être suivi même sans agence.
J-90 à J-60 : l'identité d'abord, tout en découle
Le logo et l'univers visuel conditionnent tout le reste : l'enseigne, les menus, le site, les réseaux, les emballages. Commencez par là, avant même que la cuisine soit posée. Un bon test : votre logo doit rester lisible en petit sur un ticket de caisse ET en grand sur la façade.
- Nom vérifié : disponible en nom de domaine, sur Google Maps (pas d'homonyme gênant à proximité) et sur les réseaux
- Logo + couleurs + typographies : l'identité complète, pas juste un logo isolé
- Réservation immédiate du domaine et des comptes réseaux (même vides)
J-60 à J-40 : la fiche Google, votre première vitrine
La fiche Google Business peut être créée avant l'ouverture, avec une date d'ouverture annoncée. C'est elle que verront les curieux du quartier qui cherchent « ce qui ouvre à la place de… ». Remplissez tout : catégorie précise, horaires prévus, photos du chantier qui avance (ça intrigue), lien vers le site.
J-45 à J-20 : le site et la commande en ligne
Le site doit être en ligne AVANT l'ouverture — d'abord en vitrine (concept, carte, date, adresse), puis avec la commande activée dès le premier service si vous faites de l'emporter ou de la livraison. Prévoyez le temps d'intégrer la carte complète avec options et suppléments : c'est toujours plus long que prévu, surtout si la carte bouge encore.
- J-45 : structure du site validée, textes et photos en cours
- J-30 : carte intégrée (produits, options, prix), paiement testé
- J-20 : site en ligne en mode vitrine + fiche Google reliée
- J-7 : commande en ligne testée en conditions réelles par l'équipe
J-30 à J-10 : le matériel du point de vente
Caisse, borne si votre volume la justifie, écrans menu boards : commandez tôt, installez avant la dernière semaine. Le paramétrage (carte, impressions cuisine, TPE) et la formation de l'équipe doivent se faire à froid — pas la veille de l'ouverture au milieu des cartons. Et testez un service complet à blanc : commande, encaissement, ticket cuisine, remise au client.
J-21 à J-7 : l'impression et la pose
- Menus comptoir et cartes à emporter (avec les prix définitifs !)
- Vitrophanie et habillage de la vitrine — le quartier doit voir que ça arrive
- Flyers d'ouverture avec l'offre de lancement et le QR de commande
- Stop-trottoir et supports d'avis Google (ils serviront dès la première semaine)
J-14 à J-1 : faire monter la pression
Teasing sur les réseaux (le produit, l'équipe, les coulisses), distribution des flyers dans la zone, offre d'ouverture claire et limitée dans le temps. Une mécanique simple suffit : « menu à -30 % les trois premiers jours » ou « une boisson offerte la première semaine ». L'objectif n'est pas la marge de la semaine 1, c'est la file devant la porte — elle fera votre publicité.
Jour J et les 30 jours suivants : transformer l'essai
Les premières semaines décident de votre note Google pour longtemps. Demandez l'avis aux clients contents, systématiquement — une plaque QR/NFC en caisse rend la démarche naturelle. Répondez à tous les avis. Et regardez vos chiffres : plats qui partent, heures de pointe, panier moyen. À J+30, vous saurez déjà quoi ajuster sur la carte et les horaires.
Le raccourci
Tout ce rétroplanning peut être porté par un seul partenaire — c'est exactement notre métier d'agence spécialisée restauration : identité, site, matériel, supports et visibilité coordonnés sur une seule timeline. Si votre date d'ouverture approche, parlons-en : on vous dit ce qui est encore jouable dans votre délai.